
Les animaux gay
Si l'homosexualité dans notre société semble avoir toujours existé, de la même manière, l'homosexualité animale ne date pas d'hier. Les Grecs de l'antiquité en avaient fait l'observation, tout comme les naturalistes du 18ème et du 19ème siècle. A l'époque, ces constatations posent le même problème que chez l'Homme, à savoir une totale contradiction avec la théorie de l'évolution, selon laquelle la sexualité contribue à la reproduction de l'espèce.
On préfère alors considérer ces comportements comme des déviations. Plus récemment, les chercheurs ont tenté d'étiqueter ces pratiques comme des manifestations d'affection, d'amitié durable, de parade amoureuse... Pourtant, force est de constater que l'homosexualité est présente chez un nombre impressionnant d'espèces animales et ce, tout au long de leur vie. Ce qui ressort également de toutes les études, c'est qu'elle concerne majoritairement les individus mâles.
Parmi les animaux adeptes de la pratique homosexuelle, les pingouins et autres manchots sont connus pour former des couples de mâles, malgré la présence de femelles. Un comportement qui expliquerait la fameuse expression "pédé comme phoque", et non comme un foc (la voile qui prend le vent par derrière), comme le confirme le Dictionnaire des expressions et locutions.
Une autre espèce est connue pour être bisexuelle : les singes bonobos, chez qui les relations sexuelles entre mâles dominants et dominés apparaît comme un facteur de paix. Le sexe aurait une fonction "d'apaisement des tensions très importantes ainsi que d'apprentissage".
Dans le désert, certains lézards femelles arrivent à assurer la descendance en s'accouplant. Dans la mer, les mâles des seiches pratiquent des jeux sexuels entre eux, tout comme les pieuvres, les orques, les lamentins, et même les dauphins qui se frottent les uns aux autres.
Les éléphants et les girafes organisent de véritables orgies entre mâles (sauf en période de rut). Les koalas se montent les uns sur les autres, tandis que certains singes vont jusqu'à la pénétration anale.
En Virginie, les aigles mâles du Caledon State Park s'intéressent surtout aux autres mâles. Aux Pays-Bas, un couple de flamants mâles a volé un œuf à un autre couple, avant que le zoo ne décide de leur en donner un : le petit est né et le couple s'en est occupé. La même histoire est arrivé en Allemagne avec des cigognes.
Les oies femelles acceptent les mâles le temps de la fécondation, puis les chassent pour s'occuper des œufs entre elles. Les moutons eux-mêmes connaîtraient cette tendance, d'après le département de l’Agriculture de l’Idaho qui a affirmé que 8% des mâles étaient homosexuels.
De telles constatations laissent à penser que l'homosexualité n'est pas un phénomène sociologique mais bien biologique et donc naturel. Voilà qui donne du fil à retordre aux homophobes de tous bords...
