Pourquoi perd-on ses
cheveux ?
Mis à part certains
médicaments qui peuvent entraîner une chute
passagère, la cause principale de la calvitie (alopécie
androgénique) est un excès d’hormones
mâles, qui accélére le cycle de vie
du cheveu et rend la chute plus rapide. Ce trouble hormonal
est héréditaire. Il est possible aussi qu'un
stress permanent, une grosse angoisse ou une alimentation
déséquilibrée favorisent la perte
des cheveux.
Les solutions : greffes
ou médicaments ?
Pour lutter contre l'alopécie,
certains médicaments, à base de minoxidil,
sont parfois efficaces. Sous forme de lotion, à
appliquer tous les jours, mais aussi de comprimés,
ils provoquent rarement la repousse, mais ralentissent
au moins la chute des cheveux. Gros inconvénient
: le traitement doit être suivi "à vie".
Dès son interruption, les hormones reprennent l'attaque.
La plupart des autres traitements "miracles"
sont pure fantaisie.
Le plus efficace reste donc la micro greffe. Technique
courante et grandement améliorée, elle consiste
à prélever des petits morceaux de peau contenant
des cheveux (sur la nuque, notamment) et de les réimplanter
sur la zone chauve. L’intervention dure de deux
à trois heures et peut être répétée
jusqu’à trois ou quatre fois (espacées
de trois mois minimum) selon l'importance de la calvitie.
L’avantage est que les cheveux sont naturels et
qu’il n’y a pas de traitement à suivre.
Il faut veiller à pratiquer l'intervention chez
un médecin sérieux et surtout faire ses
économies, la séance tournant autour des
3500 euros.
Il est également possible de se faire greffer des
implants, pour moins cher, mais avec un risque de rejet.
Comment se passe une intervention
?
Une micro greffe se passe
sous anesthésie locale. Une bandelette est prélevée
à l'arrière, là où les cheveux
ne tombent jamais. Il restera une fine cicatrice cachée
aisément par les cheveux. La bandelette est coupées
en petits greffons, sous une loupe ou un microscope. Les
cheveux sont ensuite implantés dans le sens naturel
de la pousse. Après l'intervention (deux ou trois
heures), le patient ressort sans pansement. De fines croûtes
peuvent apparaître, des cheveux implantés
peuvent tomber, mais la repousse est tout de même
amorcée.
Et pour ceux que la chirurgie rebute, les postiches et
perruques ont fait aussi de nets progrès.